Si tu es arrivé(e) sur cette page c’est que tu as vu une photo du coton sauvage péruvien qui t’a interpelé. Il faut avouer qu’il est assez impressionnant. Comment un coton peut-il être coloré naturellement en vert par exemple ? Et pourquoi est-il aussi rare ? A travers cet article, nous allons essayer de te le présenter en profondeur

Un cousin éloigné du coton Pima

Quand on a commencé à mettre les premières briques du projet Pitumarka, on savait qu’un des meilleurs cotons du monde poussait au Pérou. En effet, le coton Pima, qui est une fibre longue (ELS – Extra Long Staple) est un des meilleurs coton au monde. Il est plus résistant, plus long (+40% par rapport au coton conventionnel), plus doux et plus facile à manier. C’est la raison pour laquelle les cultures pré-incas l’ont utilisé pendant des années pour faire leurs vêtements. Par contre, ce qu’on ne savait pas lors de notre voyage début 2020, c’est qu’on allait rencontrer des fournisseurs qui vendaient du coton naturellement coloré.

Un coton au moins aussi vieux que le Machu Picchu

Ce coton est rare. Très rare même. Il a poussé de façon autonome dans le nord du pays pendant des années, et ce, plusieurs siècles auparavant. On parle même de près de 5000 ans en arrière. Les archéologues ont retrouvé le coton péruvien dans des tombes de cultures pré-incas du nord du Pérou. Les prêtres offraient des vêtements en coton lors des sacrifices ou lorsqu’ils enterraient une personne importante.

tombe culture pre inca pérou pitumarka

Étant naturellement irrigué, les communautés locales l’ont cultivé et conservé par fierté pendant longtemps. L’objectif était de pouvoir le transmettre de génération en génération.

Jusque dans les années 60, le coton sauvage était vraiment méconnu : on utilisait ce coton uniquement pour son côté culturel avant tout. Le gouvernement à l’époque avait même décidé qu’il fallait le détruire au profit d’un coton blanc plus conventionnel, et bien sûr, plus facile à teindre. Depuis la fin des années 90, il est sous surveillance.

Un coton sauvage qui ne pousse que dans la jungle

Tu l’auras compris : nous utilisons ce coton sauvage pour l’immense majorité de la collection Pitumarka. Cette variété de coton pousse dans le nord du Pérou, dans la jungle amazonienne. Pourquoi cette région ? Tout simplement car c’est celle qui est la plus propice à cette variété de coton :

  • Terre saline de qualité avec une haute concentration de minéraux
  • Région très humide
  • Des pluies fréquentes
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Écolo avant l’heure

Tu l’auras compris : ce coton est complètement éco-responsable. Il a poussé pendant des années de façon autonome alors qu’il n’y avait pas d’irrigation. C’est un coton qui a su s’adapter à son environnement naturel, notamment en fonction du climat et des pluies de la région.

Pour le coton conventionnel qui pousse en Asie et dans d’autres régions du monde, il a fallu, il faut et il faudra des quantités astronomiques d’eau prélevées à droite à gauche, comme par exemple dans la mer d’Astral ce qui a conduit à un assèchement de la mer.

Concernant le coton sauvage péruvien non teint, ce sont les pluies du nord du Pérou qui l’arrosent naturellement. En effet, cela lui permet de pousser avec juste la surveillance des agriculteurs.
De plus, ce coton a une durée de vie de 15 à 20 ans, largement supérieur aux autres variétés de coton traditionnel qui sont replantées tous les ans à cause de leur culture intensive.

Enfin, et si tu es un(e) adepte de permaculture tu vas comprendre ce point : le coton sauvage n’est PAS mono-culture ! Si en permaculture, il y a certaines astuces pour combiner les légumes (par ex. les 3 sœurs : courge, maïs, haricot rampant), pour le coton sauvage c’est à peu près pareil ! Il pousse mieux dans son environnement s’il est planté avec une cinquantaine d’autres plantes à proximité, toutes médicinales et connues des autochtones depuis des siècles.

Enfin, étant donné que cette variété de coton est 100% naturelle et sans produits chimiques, les vêtements confectionnés avec cette matière sont entièrement compostables en fin de vie. Un énorme point positif pour cette matière car le vêtement n’utilisera pas d’énergie pour être détruit et polluer l’environnement.

Éthique en tout point

Surement le point dont nous sommes le plus fier ! Nos fournisseurs soutiennent les paysans et leur parcelle en leur achetant leur coton à un prix juste pour les aider non seulement à vivre de leur métier, mais également pour continuer à faire pousser ce coton extraordinaire qui est prélevé à la main.

Nos fournisseurs de matière première certifiés FairTrade et GOTS (Global Organic Textile Standard) s’assurent que ces agriculteurs puissent vivre de cette activité, étant donné que c’est leur seule source de revenus. Les paysans dédient également leurs parcelles des paysans à l’agriculture pour leur propre alimentation. L’objectif de nos fournisseurs est donc d’aider ces personnes à développer leur activité dans de bonnes conditions en leur assurance une source de revenu à la hauteur de leur implication.

 

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Mais du coup, d’où vient cette couleur si rare ?

La réponse que je peux vous faire, c’est tout simplement qu’il s’agit d’une variété de coton rarissime, parmi plusieurs autres.

Au Pérou, il existe plus de 3000 variétés de pommes de terre, et pourtant en France nous n’en mangeons qu’une dizaine maximum. Pour les bananes : idem ! Plus de 1500 variétés dans le monde et pourtant la Cavendish représente 97% des bananes consommées dans le monde.

Existe t-il une couleur plus rare qu’une autre ?

Oui et non ! A dire vrai, c’est la nature qui décide de la couleur du coton qui va éclore. Même si dans les faits, c’est la couleur « avocat » qui est la plus rare, avec le marron foncé. Comme mentionné plus haut, les agriculteurs prélèvent puis classent à la main le coton suivant la couleur (comme la fibre d’alpaga d’ailleurs!). Un lot peut donc être différent d’une année sur l’autre en termes de couleur.

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couple posant avec leurs tshirts sable pitumarka