Nos ateliers de confection

carte du pérou avec les ateliers de confection pitumarka

Pitumarka est une marque française qui met en avant le savoir-faire et les fibres du Pérou. Nos ateliers péruviens partenaires confectionnent 100% des vêtements de la marque.

Produire entièrement au Pérou est un choix assumé par la marque. En effet, en tant que franco-péruvien, j’ai mis un point d’honneur à choisir des fournisseurs de matières premières labellisés et respectueux de leurs employés. C’était pour moi la condition incontournable pour travailler dans l’industrie textile. Confectionner des vêtements avec des matières bas de gamme, et des travailleurs payés au lance pierre n’était tout simplement pas envisageable.

Notre vision éthique du business nous a amené à choisir des fournisseurs de matières premières certifiés GOTS (Global Organic Textile Standard) et Commerce Équitable ce qui assure à la fois une matière 100% biologique et de bonnes rémunérations. Nous l’évoquons ici :

Un jean de fast fashion parcourt en moyenne 65000km comme l’évoque ici Jamy. Dans le cas de Pitumarka, le vêtement doit traverser l’Océan Atlantique pour arriver jusqu’en France.
C’est pourquoi produire au Pérou est un choix assumé : le coton ne pousse de toute façon pas en France et il faut faire venir la matière première depuis la Grèce, l’Inde, la Chine, etc.

Produire tout « localement » au Pérou nous permet de rester cohérent dans cette démarche du 100% made in Peru. Par ailleurs, cela évite les aller-retours inutiles et permet de rester dans une approche circulaire à la fois sur la matière première mais aussi sur la main d’œuvre.

Les péruviens ont un réel savoir-faire : ils manient la fibre de coton et d’alpaga depuis des centaines d’années et ça nous semblait juste de leur permettre de travailler leur propre fibre. Notons que nous l’évoquons en introduction de cette article :

Revenons-en à nos ateliers de confection :

Derrière chaque vêtement se cache des travailleurs impliqués et consciencieux. D’ailleurs, nous débutons et nos volumes sont très faibles, par contre nous travaillons avec un partenaire qui nous a été recommandé directement par notre fournisseur de matière première et qui possèdent ses ateliers où les vêtements sont tricotés et tissés.

De haut en bas :
  • Culture et protection du coton semi sauvage non teint par les agriculteurs : nord du Pérou
  • Filature, tissage / tricotage du coton + découpage, fabrication et envoi de la marchandise : Lima
  • Élevage des alpagas, tonte, classement des fibres, filature, tissage et confection : Arequipa

J’ai visité tous les ateliers et échangé avec les travailleurs pour m’assurer qu’ils travaillaient dans de bonnes conditions avec un salaire à la mesure de leur talent. Car ne l’oublions pas : ce sont des petites mains dans le monde entier qui confectionnent les vêtements que nous achetons. Et malheureusement dans l’immense majorité, il s’agit de pays du Tiers monde.

Les personnes ayant participé à la 1ère collection sont des travailleurs motivés et qui aiment leur travail. Ces péruviens et péruviennes forment l’équipe Pitumarka :

  • Modesto (64 ans) nous a été recommandé par nos fournisseurs de matières premières rencontrés en janvier 2020. Avec ses nombreuses années d’expérience, il nous a accompagné pour co-concevoir la collection coton. Nous lui devons tout ou presque 🙂
  • César (32 ans) s’est occupé des étiquettes de toute la collection
  • Ernesto (28 ans) s’occupe de faire les patrons et le découpage du tissu
  • Tatiana (39 ans) a conçu les combinaisons pantalon et les chemises femme
  • Virgilio (28 ans) et son équipe ont confectionné les t-shirt et les sweat à capuche
  • Quimper (38 ans) et son équipe ont confectionné les chemises homme
  • Lindaura (42 ans) s’est occupé du repassage, de l’ajout des hangtag, et du conditionnement des vêtements pour le transport vers la France

Conditions de travail et salaires :

Vivre et travailler au Pérou, ça veut dire parfois faire face à des difficultés d’embauche et de salaire. D’autant plus que le travail informel au Pérou représente 73% des travailleurs et c’est énorme !

Il est parfois facile et rapide pour des entreprises de ne pas déclarer ses employés pour faire des économies. L’autre réalité du pays, c’est que beaucoup de personnes « survivent » en vendant des des produits dans la rue (produits artisanaux, fruits et légumes, etc.)
Ces conditions de travail n’aident pas à développer l’économie locale et sont un énorme frein pour avoir des droits sociaux et une retraite.

Chez Pitumarka, nous avons souhaité que les travailleurs aient des conditions de travail décente et qu’ils soient déclarés (« en planilla » comme disent les péruviens!)

Salaires de nos ateliers de fabrication :

Le SMIC péruvien s’élève à 930 soles en 2019, soit à peu près 250€ par mois. Il a été augmenté de 60% comparé à 2010 où il était de 580 soles. En fonction de l’ancienneté, certains ouvriers peuvent être payés environ 1000 ou 1100 soles au lieu des 930.

Sur un an, un travailleur péruvien déclaré perçoit ce type de rémunération :

  • 12 mois de salaire à 930 soles (minimum)
  • 1 mois de salaire pour le « CTS » (Compensación por Tiempo de Servicios) : il s’agit d’un fond qui sera débloqué une fois que le travailleur quittera l’entreprise. Le CTS est déposé dans un compte bancaire à part
  • Sécurité sociale : l’équivalent de 9% de son salaire mensuel. Soit 1000 soles sur 1 an
  • 2 mois de bonus (« gratificación »): 1 en juin, et l’autre en décembre
  • Pour sa retraite, il cotise à hauteur de 13% de son salaire.
  • Il a par ailleurs 30 jours de congé (ouvrables)

Ainsi un travailleur déclaré touchera donc au minimum l’équivalent de 15000 soles par an, soit une moyenne de 1250 soles par mois (330€ en fonction du taux de change, mais c’est juste pour donner une idée).

Salaire minimum versus salaire de subsistance

Salaire minimum ne veut pas forcément dire autonomie financière dans tous les pays, et plus particulièrement dans les pays qui confectionnent les vêtements de la fast fashion. Le vrai indicateur c’est le salaire de subsistance qui se calcule en fonction du coût de la vie, et du prix des biens de premières nécessités (logement, nourriture, etc.)

Source : cleanclothes.org

De ce fait, le salaire de subsistance il s’élève à 1170 soles par mois pour une famille typique de 4 personnes selon wageindicator.org et à 630 soles pour une personne seule. Attention, cela ne veut pas dire bien sûr que le travailleur pourra rouler sur l’or, mais ce salaire lui assure une vie décente pour se loger, manger et profiter de sa famille.

Impact environnemental

Sur le plan environnemental, nos ateliers sont soucieux de faire les choses bien :

  • Sur le plan énergétique, lorsque c’est possible, les ateliers utilisent au maximum la lumière du soleil et notamment dans la ville d’Arequipa où il fait soleil 300j par an. La position du pays par rapport à l’équateur ainsi que la configuration des ateliers permettent d’avoir de la lumière naturelle tôt le matin, puis pendant la quasi totalité de la journée. Concernant les machines et la lumière artificielle, les péruviens font attention à leur facture d’électricité tout simplement pour faire des économies en argent. Cela fait une différence en fin de mois.
  • La consommation d’eau et le fait de ne pas polluer la terre et les courts d’eau prend sa place déjà avec la matière première : ni le coton ni la fibre d’alpaga ne polluent les espaces naturelles. Il aurait été dommage que la pollution proviennent de la confection non ? Les ateliers de fabrication sont sensibilisés non seulement sur la réduction d’eau pour leur process de pré-lavage (pour que la fibre de coton ne rétrécisse pas lors de ton 1er lavage en machine), mais également sur l’utilisation de substances non toxiques pour ne pas polluer les eaux usées.
  • Enfin, les ateliers valorisent au maximum la matière première utilisée : le coton biologiques étant rare et cher, lors du processus de de confection, les ouvriers en charge du patronage et de la découpe s’assurent d’optimiser au maximum l’emplacement des différentes pièces pour avoir le moins de perte possible lors de la découpe. Hors process de fabrication, les ouvriers sont sensibilisés à ne pas générer trop de déchets et à recycler les matières facilement recyclables (papier et carton par exemple).

Transparence et solidarité

Pitumarka est un projet de cœur qui est né de la volonté de faire un projet à impact sur le plan écologique et social. Notre priorité est de faire les choses bien sur tous les maillons du projet, pas de compromis, pas de faux semblant.
Beaucoup trop de péruviens, et de travailleurs dans le monde sont exploités par des grosses marques au profit du profit à court terme. Nous ne voulons pas ça pour Pitumarka, surtout dans les ateliers de confection.
Nous souhaitons créer avec sincérité et vous offrir la possibilité d’être fier de ce que vous portez.

Pour résumer : nous évoquons en détail notre engagement social dans cet article dédié. Nous parlons à cœur ouvert de l’aspect solidaire de Pitumarka, et du soutien des communautés de tisseurs de Amaru et de l’association Andes.

Merci à vous tous d’avoir lu jusqu’ici, n’hésitez pas à nous poser des question par mail si vous avez des interrogations.

Jean Guillaume

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