L’utilisation des produits chimiques dans les teintures textiles

pollution liée aux teintures chimiques dans les vêtements

Les vêtements produits par l’industrie textile conventionnelle sont un véritable cocktail molotov de molécules chimiques en tous genres. Nous te les avons d’ailleurs largement détaillés dans l’article : “L’utilisation des produits chimiques dans le prêt-à-porter”. Cette fois, nous allons évoquer plus précisément lutilisation des produits chimiques dans les teintures textiles des vêtements fast-fashion. Ces teintures sont utilisées en très grande quantité dans l’industrie textile et sont aussi très nocives, tant pour les êtres humains que pour notre environnement.

Zoom sur les teintures chimiques utilisées dans l’industrie textile

L’art de la teinture textile existe depuis les prémisses de la civilisation humaine. Les couleurs sont alors extraites de la terre, de la pierre et des végétaux. Durant des millénaires, les teintures utilisées pour colorer les vêtements sont conçues à partir de ressources totalement naturelles.

Ce n’est qu’au cours du 19e siècle que naît l’enfant monstrueux de l’industrie du textile : la teinture chimique. D’abord très peu utilisée, celle-ci prend son essor au cours de la glorieuse et ô combien dévastatrice révolution industrielle. Elle fait aujourd’hui partie intégrante du mode de fabrication de nos vêtements modernes.

La composition des teintures chimiques

Avant toute autre chose, sache que les teintures chimiques sont conçues à base de pétrole. Ensuite, une étude plus minutieuse de leurs composées révèle la présence de métaux lourds, colorants azoïques, formaldéhyde et chlore. Un mélange explosif à côté duquel le cocktail de la mort subite passe pour une tisane de grand-mère.

Substances cancérigènes, mutagènes et toxiques, ces composants ne font pas mystère de leur très grande nocivité !

Et pourtant, ils sont utilisés en masse par l’industrie textile. En particulier les colorants azoïques qui détiennent la part majoritaire des colorants produits dans le monde chaque année (60 à 70%).

Les choses évoluent toutefois un peu. Suite à une étude menée conjointement par la Commission Européenne et diverses associations d’entreprises, 33 des 286 substances utilisées dans la fabrication des colorants textiles sont aujourd’hui interdites (loi du 10 octobre 2018). Nombreux sont les pays désormais contraints de respecter les nouvelles normes, et qui ne peuvent donc plus utiliser de colorants azoïques dans la fabrication de leurs pièces.

Toutefois, certains pays producteurs comme l’Inde ne sont pas soumis à cette interdiction. Loin d’être inquiétés par ces normes, les vêtements produits à grand renfort de teintures chimiques continues d’être vendus en masse. Ainsi, avec un taux de croissance annuelle de 5,9 %, le marché mondial des colorants textiles se porte toujours (et malheureusement) à merveille.

L’impact environnemental de l’utilisation des produits chimiques dans les teintures textiles

Au cours des étapes de nettoyage des vêtements, et malgré la nocivité avérée et largement démontrée des teintures chimiques, ce sont près de 100 000 tonnes de colorants dérivés du pétrole qui sont rejetés chaque année dans les systèmes hydrauliques.

Dans les pays faiblement réglementés, on constate ainsi une eutrophisation des espaces aquatiques. Autrefois sources de vie, les cours d’eau proches des usines de production vestimentaire sont impropres à toutes formes de consommation. L’eau n’est plus potable, les poissons ne doivent plus être pêchés, et les animaux comme les végétaux disparaissent de leurs abords.

Pour ne rien arranger, ces colorants chimiques sont extrêmement difficiles à traiter puisqu’ils se dégradent très peu et très lentement. Ils sont d’ailleurs conçus dans ce but ! Sans cesse accrue, leur résistance leur permet d’offrir des couleurs toujours plus vives et nombreuses.

Teinture chimique et industrie textile : des alternatives sont possibles !

Des teintures sans azoïques, mais chimiques

De nouvelles teintures chimiques se développent aujourd’hui sans colorants cancérigènes, ni métaux lourds et formaldéhyde. Des alternatives permises par une prise de conscience de plus en plus large de l’impact nocif de l’industrie textile sur notre santé et notre environnement. Mais si ces nouveaux colorants sont effectivement plus écologiques, ils n’en sont pas moins chimiques pour autant.

Quid des teintures naturelles ?

Les teintures naturelles représentent la solution la plus satisfaisante, tant en termes d’impact environnemental, que sanitaire. Issues de matières premières renouvelables, ces teintures ne représentent aucun risque ni pour la personne ni pour les eaux usées, et ne contiennent aucune substance chimique.

Selon la teinte et le tissu, les teintures textiles naturelles se composent de plantes ou de concentrés végétaux (plantes, fleurs, graines, bois…).
Pour être tout à fait sensée et saine, la production de ces teintures naturelles doit toutefois se faire sans aucun ajout de pesticide dans les plantations.

Produire une teinture naturelle n’est donc pas aussi “simple” que produire une teinture chimique.

Les colorants naturels sont ainsi difficilement utilisables par les grandes industries :

  • Malgré des recherches réalisées chaque année dans ce sens, l’application à grande échelle des teintures naturelles n’est pas encore suffisamment rentable pour séduire les groupes de grande envergure.
  • Ceux-ci emploient notamment des fibres synthétiques parfois incompatibles avec ces colorants naturels.
Le petit encadré où on prêche un peu pour notre paroisse 😉
Chez Pitumarka, nous n’avons pas tergiversé longtemps : nous avons fait le maximum pour te proposer une collection coton sauvage bio et alpaga avec des vêtements possédant des couleurs 100 % naturelles. L’immense majorité de nos produits répondent à ce critère. Et, lorsque ce n’était pas possible, nos fournisseurs ont opté des colorants respectueux et normés.
Nous sommes donc en mesure de te proposer une gamme de vêtements de qualité, respectueuse de l’environnement et de ta santé.

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