L’alpaga : le plus attachant des camélidés

alpaga mère qui mange avec son enfant à ses côtés - pitumarka

L’alpaga est un animal originaire d’Amérique du sud appartenant à la famille des camélidés. Il est moins connu que son cousin le lama avec qui il est régulièrement confondu.

Domestiqué depuis des milliers d’années, l’alpaga est principalement élevé sur les hauts plateaux des Andes. On le tond chaque année et sa laine est utilisée à la confection de vêtements chauds, doux et soyeux.

Apprends à connaître un peu mieux cet animal social à la bouille si attachante !

Qui es-tu ?

Bien qu’on les confonde sans cesse, l’alpaga n’est pas un lama !

Certes, ce sont tous deux des camélidés. Certes ils vivent dans les mêmes régions du monde : en Argentine, Bolivie, Chili, Équateur et Pérou. D’accord, ils se ressemblent… quand bien même, le petit alpaga possède une fourrure bien plus longue que son cousin lama. Il mesure entre 75 cm et 1 m pour 60 à 80 kilos et son pelage peut prendre jusqu’à 22 nuances de couleurs différentes.

Il n’y a pas à dire, avec sa tête courte à houpette, son dos arrondi, son long cou, ces orteils pourvus de coussinets et ses oreilles pointues en fer de lance… l’alpaga est un condensé de mignonitude.

  • Espèce : camélidé
  • Régime alimentaire : herbivore
  • Taille : 75 à 100 cm
  • Corps : tête courte, dos arrondi, oreilles pointues, poils longs
  • Poids : 60 à 80 kg
  • Couleur : 22 nuances naturelles
  • Cri : le meulement
  • Durée de vie : 20 à 30 ans
  • Maturité sexuelle des femelles : 1 an
  • Maturité sexuelle des mâles : 2 à 3 ans
  • Période de reproduction : toute l’année
  • Gestation : 11 à 12 mois
  • Portée : 1 seul petit par an
  • Sevrage : 6 à 8 mois

Si alpaga pas content…

Ne t’y laisse pas prendre, car notre ami l’alpaga à aussi son caractère et quand il est en colère, il s’exprime en crachant. Mais ne lui jetons pas la pierre tout de suite, car notre ami camélidé est également très intelligent et gentil. L’alpaga est moins caractériel que le lama et se laisse facilement approcher par les éleveurs. Il reconnaît d’ailleurs la voix humaine comme nos attitudes corporelles. Grâce à cela, on le manipule très facilement lors de la tonte.

En outre, lorsque l’animal crache c’est uniquement pour établir une hiérarchie au sein de son troupeau. En effet, il s’agit d’un animal très social et grégaire qui apprécie de vivre en troupeau bien hiérarchisé (un mâle dominant, des femelles et des jeunes).

Aussi, s’il s’entend bien avec les autres animaux domestiques, il préfère la compagnie de ses congénères. Les mâles sont toutefois très méfiants les uns des autres, puisqu’ils sont en concurrences.


Tu le savais toi ?
Les éleveurs d’alpagas sont appelés les Alpagueros !

Un camélidé aimé, respecté et domestiqué depuis les Incas

Surnommée « la fibre des dieux » ou encore « l’or des Andes » la toison de l’alpaga est réputée depuis des millénaires. L’alpaga est ainsi domestiqué depuis plus de 5 000 ans.

Sa laine était alors utilisée au tissage de vêtements de grande qualité, uniquement réservés à la famille royale. La laine de l’alpaga servait ainsi à marquer l’appartenance sociale des castes les plus élevées de la société Inca.

De cette période jusqu’à nos jours, les éleveurs vouent un immense respect à ce petit camélidé au caractère chaleureux.


Alpaga, que manges-tu ?

Il se nourrit principalement de foin et d’herbe « itchu », une plante sauvage qui pousse sur les hauts plateaux. Il consomme également du grain ou des granulés à teneur pauvre en protéines.

Dans ses alpages, il affectionne tout particulièrement les espaces verdoyants et humides. Il est intéressant de noter que cet adorable herbivore n’arrache pas l’herbe qu’il consomme. Il ne fait que la couper sans la déraciner et il ne consomme que ce dont il a réellement besoin. En somme, notre petit camélidé se nourrit de manière éco-responsable !

Outre la nourriture, l’alpaga a besoin d’une eau toujours propre pour éviter tout risque de déshydratation.

Alpaga Suri ou Alpaga Huacayo ? Vos papiers s’il vous plaît !

On recense deux espèces d’alpagas qui se différencient essentiellement par leur toison.

alpagas dans leur environnement naturel au pérou - pitumarka
  • L’alpaga Suri est le plus rare puisqu’il représente environ 15% du cheptel. On le reconnaît à sa toison qui forme sur tout son corps des mèches très comparables à des dreadlocks.
  • L’alpaga Huacayo est le plus courant puisqu’il représente 85% du cheptel. On le reconnaît à sa toison très semblable, à première vue, à celle du mouton. Il est d’ailleurs surnommé “mouton des Andes”.

On pourrait ici mentionner une troisième espèce. Il s’agit du huarizo, issu d’un croisement entre le lama et l’alpaga. Car oui, les deux espèces se reproduisent entre elles, ce qui n’aide pas à les dissocier. Ce type de croisement n’est toutefois pas recherché par les éleveurs, car la laine du huarizo ne possède pas les qualités de celle de l’alpaga.

C’est doux, c’est chaud, c’est léger : c’est la laine d’alpaga

Cet animal est habitué aux grands écarts de température (de -20°C à 30°C) qui surviennent dans une même journée. Pour l’en protéger, sa toison est donc composée de fibres thermorégulatrices. Par conséquent, un vêtement en laine d’alpaga est 7 fois plus chaud qu’un vêtement en laine de mouton.
Très légère, cette fibre est également soyeuse, souple et robuste. Pour ne rien gâcher, elle laisse la peau respirer grâce aux poches d’air microscopiques qui la composent. De plus, elle est écologique puisque aucun traitement chimique, teinture ou blanchiment ne lui est nécessaire. Bref, la laine d’alpaga, on aime, on valide, on adore !


La petite info qui fait toute la différence

Les alpagas vivent et évoluent en totale liberté dans leur milieu naturel où ils se nourrissent à loisir. Un alpaga heureux, produit la meilleure des laines.

Ils sont tondus chaque printemps afin de leur éviter les désagréments de la chaleur estivale. Chaque tonte produit jusqu’à 3 kg de fibres “alpaga”. Le « baby alpaga » n’est pas uniquement la tonte de l’animal jeune : pour chaque tonte, il s’agit de la laine la plus fine (qui se situe généralement sur le cou) et qui représente 10% de la tonte totale, avec une épaisseur de 18 à 22 microns. Le « royal alpaga » quant à lui représente une 2ème sélection à partir du baby alpaga : il s’agit des fibres encore plus fines et plus douces et qui mesurent entre 16 et 18 microns.

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